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Prévenir l’hyperoestrogénisme de votre furette

L’hyperoestrogénisme de la furette est une maladie qui provoque anémie et saignements. Elle est due à une production constante d'œstrogènes par les ovaires d’une femelle qui ne s'accouple pas régulièrement. Pour lutter contre l’hyperœstrogénisme, il est conseillé de faire stériliser la furette (si elle n'est pas destinée à la reproduction). La stérilisation chimique par pose d’implant est la technique la plus recommandée à l’heure actuelle.

L'hyperoestrogénisme chez la furette

Qu’est-ce que l’hyperoestrogénisme chez la furette ?

L’hyperœstrogénisme est une maladie qui ne touche que les furets femelles. À chaque fois que la furette est en chaleur, ses ovaires produisent en abondance des hormones appelées œstrogènes. Cette sécrétion diminue naturellement dès que la furette s’accouple avec un mâle (ce qui provoque l’ovulation). Mais si l’accouplement n’a pas lieu, la furette reste en chaleur et continue à secréter des œstrogènes en excédent, avec des répercussions dramatiques sur le fonctionnement de sa moelle osseuse (productrice des cellules sanguines).

En effet, cet hyperœstrogénisme de la furette a plusieurs conséquences : une baisse du nombre de plaquettes (ce qui augmente les risques de saignements) ; une chute des globules rouges ou anémie ( ce qui induit fatigue et essoufflement) et des globules blancs (ce qui provoque des risques d’infections bactériennes). Au final, cette affection s’avère souvent mortelle pour les furettes.

L’hyperoestrogénisme de la furette intervient lors des périodes de chaleur

La furette présente un cycle de 120 jours, interrompu par l’accouplement. En l’absence de rapport sexuel, elle reste en chaleur jusqu’à ce que la durée d’éclairement des jours soit inférieure à 12 heures. Une femelle non saillie peut donc rester en chaleur plusieurs mois. Or toute furette qui reste en chaleur plus d’un mois est susceptible de développer la maladie.

Comment diagnostiquer et soigner l’hyperoestrogénisme de la furette ?

Prévenir l'hyperoestrogénisme chez la furette

  • Diagnostiquer rapidement l'hyperoestrogenisme

Parmi les symptômes les plus souvent rencontrés, on peut noter : un amaigrissement rapide, une perte de poils sur le ventre et sur la queue, un gonflement de la vulve et une augmentation des pertes vaginales. Si aucun traitement n’est initié, le second stade de la maladie se traduit par une grande pâleur des muqueuses (les gencives notamment), la présence d’ecchymoses et une paralysie des pattes postérieures. Ces symptômes résultent d’une chute importante du nombre de globules rouges et de plaquettes. Cette anémie peut être objectivée par la réalisation d’une prise de sang.

Si ce stade est atteint, la furette est presque irrémédiablement condamnée.

  • Traiter l'hyperoestrogenisme de la furette

Lorsque la maladie est déclarée, un traitement peut encore être mis en place avec des chances de succès. Il consiste en une transfusion de sang pour soigner l’anémie et soutenir le métabolisme de la furette, et en l’injection d’une hormone provoquant l’ovulation (HCG - hormone chorionique gonadotrope humaine), le tout suivi de la stérilisation de l’animal. Cependant ce traitement est lourd et ne pourra, en ce qui concerne la transfusion du moins, être réalisée que dans une structure spécialisée en Nacs.

L’hyperœstrogénisme de la furette est une maladie grave mais pour laquelle il existe un moyen de prévention simple et efficace : la stérilisation.

La stérilisation : la meilleure prévention de l’hyperoestrogénisme chez la furette

  • La stérilisation chirurgicale de la furette

Si votre furette n’est pas destinée à la reproduction, mieux vaut pour sa sécurité vous résoudre à faire pratiquer sur elle une ovario-hystérectomie dès l’âge de 6/8 mois. Nombre de vétérinaires préconisent en effet un retrait de l’utérus en même temps que celui des ovaires car cela permet de prévenir les fibromes utérins. L’opération se déroule comme chez la chatte. Le vétérinaire procède à l’anesthésie générale de la femelle puis incise le ventre et retire les ovaires. Il pose ensuite des points de suture. La furette rentre chez elle le soir même. Bien sûr, cette intervention est irréversible. Pour sa convalescence, il importe de lui apporter une alimentation de qualité.

Cependant la stérilisation des furets les prédispose à une autre pathologie : la maladie surrénalienne. En effet, la suppression des hormones sexuelles liée au retrait des ovaires (ou des testicules chez le mâle) a des répercussions sur les glandes surrénales qui grossissent et peuvent finir par se cancériser. C’est pourquoi de nombreux vétérinaires spécialistes des Nacs ne la recommande plus et préfère recourir à la pose d’implant pour prévenir l’hyperœstrogénisme chez la furette.

  • La pose d'un implant chez la furette

L’implant (Suprelorin®) est un petit dispositif médical que l’on injecte sous la peau du cou. Chez le furet, cette injection se réalise en général sous sédation légère ; par exemple en faisant respirer un gaz à l’animal. Une fois en place, l’implant libère une hormone qui inhibe la production d’œstrogènes. La durée d’action varie de 1 à 4 ans en fonction des furets et des dosages. À ce jour, la pose d’un implant est la plus sûre prévention de l’hyperœstrogénisme de la furette.

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